Le VIH/SIDA

A- QU’EST-CE QUE LE V.I.H.?
Le VIH (ou Virus de l'Immunodéficience Humaine) est un virus de la famille des rétrovirus c'est-à-dire que son noyau est fait d'ARN (acide ribonucléique) et non d'ADN (acide désoxyribonucléique). Il porte à sa surface des récepteurs appelés CD4, qui lui permettent de s'encrer aux lymphocytes CD4 ou T4 propres au système immunitaire du corps humain. C'est pourquoi le VIH ne peut infecter que l'Homme.
Afin de pouvoir se reproduire dans les cellules qu'il a infecté, le VIH a besoin de transformer sont ARN en ADN dont est fait le noyau des cellules du corps humain et ainsi d'incorporer son patrimoine générique à celui de la cellule hôte. Il peut le faire grâce à un enzyme spéciale : la Transcriptase Inverse (ou Reverse Transcriptase en anglais). Cette enzyme est la cible de la plupart des traitements antirétroviraux actuellement disponibles. Une fois cette transcription d'ARN en ADN faite, le VIH ayant intégré son patrimoine génétique à celui de la cellule hôte, il peut détourner les fonctions de la cellule infectée à son profit et ainsi se répliquer librement.
B - QU'EST CE QUE LE SIDA ?
Comme son nom l'indique, le Sida est un syndrome : le Syndrome de l'Immunodéficience Acquise (SIDA), c'est-à-dire un ensemble de symptômes ou manifestations cliniques liés à la déficience (le dysfonctionnement, la faiblesse ou la perte) du système immunitaire (système de défense d'un corps contre des agents extérieurs : microbes, bactéries, parasites, virus, etc.) chez l'homme.
Une fois cette déficience (acquise) le Sida se déclare. Il se caractérise par un ensemble de maladies, cancers ou infections opportunistes (infections qui profitent du dysfonctionnement du système immunitaire pour se manifester). Celles-ci peuvent avoir différentes localisations et apparaissent à différents stades de l'immunodéficience acquise.

C- PHASES DE L'INFECTION PAR LE VIH
1 - Primo-infection
Durant cette période, où un sujet entre en contact avec le virus et se contamine de façon définitive, l'organisme, en réaction à la contamination par le virus, va fabriquer des anticorps spécifiques au VIH. A ce stade, la réplication du virus dans le sang augmente rapidement et diminue ensuite. Ainsi, une personne peut avoir un test négatif (car pratiqué trop tôt) et risquer de transmettre le virus.
Généralement c'est une phase asymptomatique, qui s'accompagne, dans plus de 50% des cas, de réactions infectieuses (fièvres, ganglions, diarrhées, éruptions cutanées, douleurs articulaires...) non spécifiques au VIH. Seul le test de dépistage indiquera si une personne est contaminée ou pas.
2 - Séropositivité asymptomatique
Cette phase est "silencieuse" ou "asymptomatique" car les personnes séropositives ne développent aucune pathologie (aucuns symptômes).
Cependant l'infection par le VIH évolue lentement pendant des années.
Les données rétroactives actuelles montrent une moyenne de huit à dix ans sans symptômes. Celles-ci augmenteront vraisemblablement à la faveur des avancées thérapeutiques des prochaines années.
3 - Phase symptomatique
C'est une période où différents symptômes apparaissent (candidoses buccales, fièvre persistante, sueurs nocturnes, fatigue, amaigrissement et diarrhées...). Ces symptômes indiquent un déficit immunitaire, mais ne sont pas le sida.
4 - Le Sida (syndrome de l'immunodéficience humaine acquise)
Comme nous l’avons indiqué plus haut, le Sida est un syndrome, c'est-à-dire un ensemble de symptômes ou manifestations cliniques liés à la déficience du système immunitaire chez l'homme. Une fois cette déficience acquise, le Sida se déclare. Il se caractérise par en ensemble de maladie, cancers ou infections opportunistes (infections qui profitent du dysfonctionnement du système immunitaire pour se manifester).
Les principales maladies spécifiques au sida sont : (la pneumocystose, les candidoses œsophagiennes, le sarcome de kaposi, la toxoplasmose cérébrale, les infections à CMV, la tuberculose, les tumeurs...). Ces maladies sont dites "opportunistes", car elles profitent du dysfonctionnement de l'immunité pour s'installer et se développer.

D- ORIGINES DU VIH
Cette épidémie a débuté dans les années 1970 touchant d'abord l'Afrique, les Etats-Unis et l'Europe Occidentale. De nouveaux foyers se sont développés en Asie et en Amérique du Sud. Le dénombrement des cas de sida dans le monde permet d'obtenir une certaine visibilité de l'épidémie. Le virus a été décrit pour la première fois par Luc Montagnier en mai 1983. Les premiers tests de dépistage sont apparus en 1985 pour donner lieu à un dépistage systématique des dons de sang en août 1985. Les premiers traitements sont apparus dès 1986.
Il existe deux grands types de VIH, le 1 et le 2. Le VIH 1, présent partout dans le monde a été découvert en premier. Le VIH 2, présent en Afrique de l'Ouest, semble être plus ancien et moins pathogène.
Pour l'hypothèse du passage du virus du singe à l'homme, on peut simplement constater qu'il existe des similitudes entre le VIH2 et le virus induisant une déficience immunitaire chez le singe (SIV).
Les origines du VIH se posent en termes d'hypothèses. Il semblerait que le VIH soit devenu pathogène par des mutations liées aux migrations de populations d'Afrique. Auparavant, du fait de l'isolement de ces populations, le VIH aurait vécu en harmonie avec ses hôtes. S'il avait été pathogène, en décimant les populations infectées il se serait lui-même sabordé. Le VIH ainsi sorti de son environnement et ayant trouvé un nombre illimité d'hôtes, aurait pris sa forme pathogène actuelle, grâce aussi à des cofacteurs dont les MST.

TOUT SUR LE VIH/SIDA
E- VOIES DE TRANSMISSION DU VIRUS DU SIDA
Il faut dissocier la présence du VIH dans les secrétions corporelles et le pouvoir infectant de la sécrétion en question. Dans les faits, le VIH est présent dans l'ensemble des secrétions corporelles, sans exception aucune (sa présence dans la sueur reste néanmoins du domaine de l'anecdotique). Dans la théorie, tout liquide serait donc contaminant, du moins si nous étions dans un univers mathématique et non pas en biologie, où n'est vrai que ce qui se vérifie, et non pas ce qui se déduit.
La transmission du VIH suppose une porte d'entrée, une porte de sortie, un véhicule pour le VIH (qui est le liquide contaminant), mais également une quantité suffisamment importante de virus pour que la contamination soit possible. Il y a 5 liquides biologiques "accessibles" qui sont susceptibles de contenir suffisamment de virus pour permettre une transmission :
- le sang (sang total, plasma etc.)
-
les secrétions sexuelles, soient
:
- le sperme
- le liquide pré-séminal chez l'homme
- les secrétions vaginales chez la femme
- le lait maternel
S'y ajoutent le liquide céphalo-rachidien, le liquide pleural, le liquide amniotique, et l'ensemble des liquides "intracorporels" contenus à l'intérieur des feuillets des mésos ; mais il est évident qu'ils ne constituent un risque que pour les professionnels de santé pratiquant des actes invasifs. On connaît ainsi des cas de contamination de professionnels par piqûre accidentelle après une ponction lombaire.
Concernant le sperme, la fraction liquide est produite par la prostate, les vésicules séminales, et les glandes de Cowper. Comme toute production corporelle, le sperme est d'abord un filtrat du sang. Il n'est pas censé véhiculer d'infections, mais il est riche en cellules immunocompétentes, comme les lymphocytes CD4+. C’est ce qui explique la présence du VIH dans le sperme. Plus étonnant, il semble y avoir une production "autonome" du VIH au niveau du tractus génital (qui serait selon l'expression consacrée un "sanctuaire" du virus), et il n'est pas rare que, chez des malades traités et chez qui il y a une suppression virale dans le sang (en tout cas inférieure au seuil de détection, qui est aujourd'hui extrêmement bas, entre 20 et 50 copies/ml après amplification), la charge virale dans le sperme soit nettement plus élevée (d'où les contaminations à partir de personnes infectées traitées).
Cette question du liquide ne suffit pas à expliquer la contamination. Toutes les portes d'entrée ne permettent pas la pénétration du virus, même lorsqu'il est présent. La transmission est le produit du contact entre une sécrétion infectée et une muqueuse. Dans l'ordre décroissant, les muqueuses perméables sont la muqueuse rectale, la muqueuse vaginale, et la muqueuse buccale. Evidemment, s'il y a des lésions, la porte d'entrée est encore plus ouverte, et c'est ce qui peut se produire lors du viol, ou d'une première expérience de sodomie. Mais c'est une question qui n'intervient qu'en second lieu.
Invitation
Veuillez vous rendre sur le Forum "Monde Sain" pour contribuer au débat sur les grands problèmes planétaires de l'Environnement, de la Santé et du Développement humain... C'est ICI
Monde Sain

